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Charlotte Lefebvre, créatrice de Chicon Pressé

charlotte Lefebvre
 

 

Charlotte a créé Chicon Pressé à Lille en 2018, une cantine engagée à la cuisine locale et homemade.

Quel a été ton parcours avant de lancer Chicon Pressé ? 

 

Je n’étais pas du tout dans la restauration : j’étais chef de produits à la FDJ, je lançais des jeux de grattage. J’aimais beaucoup ce que je faisais, mais depuis mes études , j’avais ce truc au fond de moi qui me disait qu’un jour je monterais mon entreprise. J’ai toujours adoré l’entreprenariat et les histoires d’entrepreneurs. J’ai donc commencé par aller à pas mal de conférence sur ce sujet pour m’en imprégner et rencontrer des entrepreneurs. Quand j’ai rencontré mon mari, l’envie de rentrer sur Lille s’est faite ressentir, et c’est là que je me suis dit « ok c’est le bon moment pour entreprendre, tu vas quitter ton boulot pour une nouvelle ville, tu n’as pas de prêt, pas d’enfants, donc quitte à tout perdre t’as rien à perdre ». 

 
 

Comment t’est venue cette idée?

 

Très vite l’idée de faire ça dans la restauration s’est imposée : on avait pas de cantine à la FDJ et tous les midis avec mes collègues on allait chercher à manger à droite à gauche et on se retrouvait pour déjeuner ensemble au bureau. Je me suis dit qu’il y avait un créneau à prendre à Lille sur la pause déjeuner pour permettre aux salariés pressés de bien manger. 

 

Je suis donc rentrée à Lille, j’ai testé plein de restos du midi différents pour m’inspirer et créer mon offre. En parallèle je suis allée bosser dans des restos, j’ai fait la formation cuisine gratuite Cuisine Mode d’Emplois et j’ai créé un blog Chicon Choc où je parlais de mes bonnes adresses indépendantes. Fana d’écriture et de découvertes, je me suis fait un bon réseau d’entrepreneurs lillois et surtout une communauté sur les réseaux sociaux auprès de laquelle j’ai pu parlé du lancement de Chicon Pressé.

 

Pour Chicon Pressé, j’ai très vite su que je voulais être le plus éco responsable. Car en testant plein de restos rapides je me suis rendue compte que le souci était que même quand tu mangeais sur place, on te servait dans la vaisselle jetable, et je voulais éviter ça le plus possible. Et c’est en furetant dans d’autres villes que je suis tombée sur le concept de restauration au poids, et là dans ma tête ça a fait « Eureka », j’avais mon concept cohérent : Chicon Pressé est un restaurant où on peut manger sur place ou à emporter, une cuisine végétarienne et carné 100% maison qui change tous les 2 jours et présentée sous forme de buffet au poids. C’est le client qui se sert et ça lui permet à la fois de piocher dans chaque plat si on a envie (tous les plats sont au même prix au kilo) et de choisir la quantité selon sa faim pour éviter le gaspillage. Et bien sûr, sur place on mange dans de la vraie vaisselle 😉 .

 

Une journée type chez Chicon Pressé en cette période un peu particulière? 

Je me lève vers 8h, mais parfois je traine un peu au lit. Le matin souvent je regarde sur Instagram les lives de F collective ou La Frégate is Cool. J’essaye de me motiver à bosser mais pas toujours facile. Ceci dit j’ai clôturé ma compta et Dieu seul sait que j’avais du retard. Vers 12h souvent je prépare le déjeuner pour mon mari et moi. Il est en télétravail et ne chôme pas donc souvent c’est moi qui m’occupe du déjeuner. Après on traîne un peu et l’aprem soit je fais un Visio call avec des copines ou d’autres entrepreneuses, souvent je fais une recette que j’ai jamais faite (pain pita, tarte snickers). Et le soir tranquillou on regarde une série, on fait un apéro ou on bouquine. Malgré ce confinement on est vite claqués le soir. Mine de rien le fait que mon mari soit en télétravail ça aide à garder un rythme.

 

Tes conseils ou tes tips pour continuer à développer son business actuellement? 

 
Faire la liste de tous les projets qu’on a envie de développer mais pour lesquels on a jamais le temps d’habitude, pris par le quotidien de nos entreprises. Etant une procrastinatrice dans l’âme, ce qui marche le mieux pour moi est de me faire un planning heure par heure (étant sans enfants c’est plus facile). En gros je me mets de 9h à 10H30 je bosse sur ça, etc etc. 
Ça c’est l’ambition de départ. La réalité est toute autre, j’ai beaucoup moins de motivation que ce que j’aimerais pour bosser sur ces dits projets. Je suis une personne qui est très efficace dans l’urgence et là n’ayant pas de date de fin de confinement, il me manque le petit coup de boost. J’essaye de déculpabiliser sur le fait de pas arriver à m’y mettre autant que j’aimerais et je prends du temps pour moi, chose que j’ai peu le temps de faire dans la vie normale.
 
Du coup pour le moment j’arrive surtout à bosser sur de petites tâches qui vont vite à faire et qui me demande peu de concentration. En vrai je dois bosser grand max 2h par jour sur chicon pressé en ce moment, j’essaye de bien le vivre. Plus facile à dire qu’à faire je vous l’accorde. 
 

Quel est ton meilleur souvenir olfactif?

 
J’ai un amour particulier pour l’odeur du persil et des échalotes dans une salade de tomates en été. Mon grand-père nous faisait souvent cette recette, et ces odeurs me replonge direct dans ces moments là. Ces odeurs de bons petits plats qui sont de vraies madeleines de Proust. La mémoire olfactive est d’une telle puissance, c’est impressionnant. 
 

Ton parfum favori et pourquoi?

 

Les parfums exotiques de gels douches type la vanille ou les fruits car ça me transporte direct en été, ma saison préférée. Mais comme je suis passée sur des savons solides et naturels, je retrouve plus difficilement ces odeurs, mais elles ont un vrai pouvoir de télétransportation sur moi. 

Retrouvez l’univers de Chicon Pressé sur Facebook.

Pauline Laigneau, fondatrice de Gemmyo et du podcast Le Gratin

pauline laigneau

L’aventure de la marque Gemmyo débute en 2011 lorsque Pauline Laigneau et son mari Charif Debs décident de redonner envie aux français d’acheter de la joaillerie. Entre valorisation de l’artisanat et personnalisation très poussée, Gemmyo a su rajeunir un secteur qui en avait bien besoin!

Quel a été ton parcours avant de lancer Gemmyo?

Mon parcours est assez atypique puisqu’à la base rien ne me destinait à devenir chef d’entreprise d’une maison de joaillerie.

Plutôt bonne élève, je sors de de l’ENS avec un diplôme d’agrégée d’anglais mais je ne suis pas très attirée par l’enseignement ou la recherche. Je décide alors de me réorienter et m’investis beaucoup pour intégrer l’ENA. Malheureusement ou heureusement pour moi ma prestation au grand oral d’admission n’a pas convaincu le jury… J’ai eu 2/20 ! Vous imaginez ? Après une bonne remise en question et une grosse déprime, j’ai compris que le jury n’avait pas senti chez moi la vocation du service public et m’avait offert le plus des cadeaux en me refusant l’entrée à l’ENA 🙂 

Je me suis rendu compte que la liberté, l’aventure, le risque, l’entrepreneuriat c’était mon truc ! J’ai donc décidé de reprendre mes études à HEC entrepreneur.  Lors d’un stage, je suis devenue bras droit d’un des fondateurs de la pâtisserie de luxe, Hugo & Victor. Cette expérience m’a fait découvrir le monde de l’entreprise et j’en suis tombée amoureuse. À la fin de cette première expérience professionnelle, je savais que je voulais créer quelque chose!

Comment t’es venue cette idée? 

L’histoire de la joaillerie Gemmyo prend naissance lors d’une expérience que j’ai vécu avec mon mari. En tant que jeune couple, nous sommes partis à la recherche d’une bague de fiançailles en vue de notre mariage. Nous nous sommes rendus Place Vendôme pour trouver LA bague. Après avoir fait plusieurs rendez-vous, nous avons réalisé que rien ne nous était destiné. Les marques de joaillerie ultra-luxe de Paris sont majoritairement destinées aux riches touristes étrangers. L’expérience était hautaine, intimidante. Et nous avions l’impression d’être un numéro de plus, alors que nous aurions rêvé d’une expérience beaucoup plus authentique et personnelle. 

C’est cette situation qui nous a donné l’envie de créer notre propre marque de joaillerie. Une marque pour les fiançailles certes, mais pas seulement : mariage, naissance, anniversaire ou tout autre moment important dans la vie avec à chaque fois l’envie d’apporter la plus belle qualité certes, mais aussi une vraie expérience humaine et personnalisée. 


Une journée type chez Gemmyo en cette période un peu particulière ?

Malgré le confinement, la vie de nos entreprises doit essayer de continuer et nous devons nous adapter. Toute l’équipe Gemmyo est en télétravail. Ainsi, tous les matins, je fais un point avec mon équipe pour m’assurer que tout va bien et garder contact avec eux. C’est très important de recréer du lien malgré la distance sociale qui est imposée ! Notre e-boutique fonctionne normalement et l’équipe se mobilise pour répondre au mieux aux demandes des clients.
⁠Du coup, concrètement, je me lève toujours à 7h, je fais un peu de sport – plutôt chez moi du coup 😉 – je médite 15mn, je petit-déjeune, puis je commence le travail à 9h. Pause déjeuner vers 13h et travail à nouveau jusqu’à 19h environ. De temps en temps je fais des petites pauses café, étirement, goûter pour me dégourdir les pattes ! 

Tes conseils ou tes tips pour continuer à développer son business actuellement ?

Chez Gemmyo, nous avons fait le choix de se concentrer sur les sujets de fond et les projets futurs. On travaille également sur la stratégie de nos réseaux sociaux et le digital : un exemple, nous proposons désormais des rendez-vous virtuels à nos clients, pour leur présenter nos bijoux par vidéo. Ca fonctionne plutôt bien ! 

 

Malgré le ralentissement de nos activités, nous devons garder le cap. Cette crise a un bénéfice : nous permettre de réfléchir à notre futur, et à tous les sujets de fond que le quotidien nous interdit normalement de traiter. Il faut voir le verre à moitié plein comme on dit 😉 

Quel est ton meilleur souvenir olfactif?

J’ai eu la chance d’habiter et de travailler en Inde pendant 4 mois. Malgré la difficulté d’être la seule française (et la seule femme !) dans l’entreprise pour laquelle je travaillais, j’en garde un souvenir ému. Je me souviens en particulier de l’odeur du santal dans la rue qui m’accompagnait tous les matins en allant au travail. La simple évocation du bois de santal, cette senteur si singulière que je continue à chérir, fait ressurgir mes souvenirs de cette expérience que j’avais particulièrement adorée.

Ton parfum favori et pourquoi? 

Le Santal de Tom Ford , très intense, une odeur boisée,  enivrante et un brin mystérieuse qui me fait voyager ! 

Mais niveau coût par contre… disons qu’il faut le vaporiser avec parcimonie 😉

Rencontre avec Séaa Lim, le talent à l’état pur.

 

Derrière les superbes créations que portent les stars sur les tapis rouges se cache la talentueuse Sééa. Elle officie chez Dior en tant que modéliste et a plein d’autres cordes à son arc!

Quel a été ton parcours avant de rejoindre Dior et de lancer Comme Chez Toi?

J’ai commencé ma carrière avec ma propre marque qui s’appelait Angelicus après avoir remporté le grand prix au festival de Dinard. Puis j’ai participé au re-lancement du prêt-à-porter chez Paco Rabanne en tant que modéliste. Ensuite, je suis allée travailler au Qatar pour le lancement de la maison de couture de la Reine du Qatar. De retour à Paris, j’ai travaillé pour Jacquemus et Saint Laurent.

En parallèle, j’ai lancé « Comme chez toi » à Séoul dont je suis originaire. Il s’agit d’un bar à vin au style parisien. Comme je suis amatrice de vins, je me suis dit que ce serait cool si un endroit cozy existait à Séoul pour y déguster de bons crus accompagnés de plats sympas comme à Paris. J’ai lancé ce projet avec ma mère, maintenant ça devient une « must-be place » et parfois on peut avoir une chance d’y croiser des célébrités 😉

Quel a été ton plus gros challenge au sein de l’atelier Dior?

Dans notre atelier, on s’occupe des VIP’s, des clientes et aussi de la collection, parfois on doit tout gérer en même temps. Par exemple: on a le défilé haute couture fin janvier, entre les Golden Globes et les Oscars. On peut donc dire qu’on ne dort pas en janvier! 😉

Pour les événements des stars, on a 24 à 48h de retouches pour les robes sur-mesure sur place après les essayages. C’est toujours un challenge et une course contre la montre pour habiller les stars!

Mais on est contents quand on les voit sublimées dans nos robes Dior sur le red carpet! Elles sont heureuses et se sentent belles. D’ailleurs, elles ne manquent pas de nous remercier sincèrement!

Pour l’entreprise Comme Chez Toi, le challenge a été de trouver des bons plats typiques français qui plaisent aux Coréens et de bons vins en Corée. Aussi, renouveler l’ambiance sonore grâce aux musiques qui sont à la mode à Paris et trouver du temps pour aller en Corée pour gérer l’organisation avec ma mère. C’est d’ailleurs le point le plus compliqué! 

Une journée type avec Séaa?

Je travaille beaucoup toute la semaine et parfois le samedi. Sur mon temps libre, j’aime aller au cinéma et voir des expositions, tester de nouveaux restaurants ou bars et aller dans des endroits dépaysants avec mon chien Lucky.

Ton conseil pour les entrepreneurs en herbe?

Il faut bien réfléchir à ce qu’on veut exactement et simuler toutes les différentes situations qui peuvent nous arriver. Et surtout ne pas perdre confiance en soi, avoir beaucoup de patience et le coeur solide 🙂

Quel est ton meilleur souvenir olfactif?

Au jardin, les herbes d’une maison à Los Angeles. J’étais en train de traverser le moment le plus difficile de ma vie et je suis allée visiter les États-unis pour un mois. Je voulais me rafraîchir la tête avec toutes ces odeurs agréables de la nature que j’adore et le beau soleil. À ce moment-là, je me suis dit que la vie peut être belle parfois, ça m’a encouragée. Et j’ai survécu à des moments très durs 🙂

Ton parfum favori et pourquoi?

Je suis fan des parfums de fleur de jasmin, d’amande, de fleur d’oranger et de figues. Mais il faut être très nature sans trop mélanger avec les autres et pas trop chimiques non plus. Je suis très sensible au nez. J’adore La Figue de Label Bougie dont le parfum est très naturel, sublime et élégant.

Retrouvez tout les actualités de Comme Chez Toi ici.

 

Retrouvez toutes nos collections parfumées.

EMMA BURLET, LE SENS DU DÉTAIL

Emma est passionnée par l’objectif depuis son plus jeune âge. Elle signe des éditos pour de grands magazines et nous épate par sa créativité. Emma a réalisé le shooting photo de notre dernière collection Rêverie Bohème.

Quel a été ton parcours avant de te lancer dans la photo?

J’ai commencé mes études de photo à 19 ans après un bac et une année de prépa audiovisuelle, donc je me suis un peu jetée dedans tout de suite. A vrai dire je ne me voyais pas faire grand chose d’autre. 

Comment t’est venue cette idée?

 

Quand j’étais ado j’accompagnais ma mère dans un club photo les mardi soirs, je pense que l’idée est née ici. Depuis petite, je collectionne les images, j’étais folle des magazines de « star » et je découpais et recollais toutes les images qui me plaisaient dans des cahiers. J’avais aussi un million de blogs d’inspirations ! 

Une journée type avec Emma Burlet?

Il n’y en a pas vraiment! 

Mais j’essaye d’avoir tout de même un semblant de routine. Le problème c’est que j’adore me lever tôt, je trouve que l’énergie du matin est top, mais j’aime aussi beaucoup la nuit… donc c’est plutôt irrégulier. 

Sinon, je passe beaucoup de temps sur l’ordinateur à préparer mes shoots, scanner, sélectionner, retoucher, envoyer… Mais quand je shoote c’est une toute autre journée! 

C’est ce qui me plait, les journées ne se ressemblent pas, et j’ai pas mal de liberté sur mon planning.

Ton conseil pour les entrepreneuses en herbe?

Oh là là, il y a plein de choses que je pourrais dire mais qui ne sont faciles pour personne, tout en étant vraies. 

Par exemple avoir confiance en soi, ne pas avoir peur de demander conseil ou de montrer son travail mais surtout être passionnée. 

Quel est ton meilleur souvenir olfactif?

Question difficile! Je dirais l’odeur de Poupinou, ma poupée quand j’étais petite. A mon avis elle sentait surtout le plastique, mais c’était son odeur et je la trouvais rassurante 

Ton parfum favori et pourquoi?

Je mets CK ONE de Calvin Klein depuis plusieurs années. Je trouve qu’il est discret tout ayant sa touche d’élégance. Je n’aime pas les parfums trop imposants et donc celui-ci me convient à merveille. 

Découvrez son travail plus en détail sur son compte instagram.

moodboard Emma burlet

Agnès Sanso, créatrice du collectif Meufs Mortelles

MEUFS MORTELLES

Agnès est Lilloise et elle a lancé fin 2019 son « laboratoire d’expression féminine » Meufs Mortelles avec l’ambition de libérer la parole et briser les tabous. Chaque semaine, elle organise des talks et fait intervenir des personnalités aux parcours variés et passionnants!

Quel a été ton parcours avant de lancer Meufs Mortelles?

Alors j’ai fait 5 ans de droit avec une spécialisation dans l’utilisation par les entreprises des données personnelles des gens! 

Directement à la fin de mes études, j’ai décidé de ne pas chercher d’emploi et de me mettre à mon compte donc j’étais (et suis encore quand le temps me le permet) consultante juriste. 

J’étais à Paris et avec mon compagnon on a décidé de rentrer à Lille pour créer un lieu de vie alliant : food, art, mode, yoga, évènements… dont le nom sera Bisoulab!

Je m’étais mise au yoga à Paris et j’ai pratiqué de manière assez intensive pendant 2 ans. Naturellement des portes se sont ouvertes à moi et je suis devenue prof de Yoga à Lille en parallèle de mes missions de juriste. 

Puis j’ai eu l’idée de Meufs mortelles, en lien avec notre concept Bisoulab.

Comment t’est venue cette idée?

Meufs Mortelles c’est la continuité du chemin que je parcours depuis maintenant 2 ans. Yoga, danse, développement personnel, spiritualité, l’acceptation du corps, la femme et sa nature cyclique, l’entrepreneuriat et oser vivre ses rêves… Tous ces thèmes m’animent depuis un moment et j’ai envie de transmettre ce que j’ai appris aux autres femmes. 

Une journée type chez Meufs Mortelles?

Ma journée est rythmée entre mes cours de Yoga, les rendez-vous, les cafés avec les Meufs Mortelles qui rejoignent au fur et à mesure le crew, l’organisation des évènements futurs, les brainstorming sur les perspectives d’évolution (oui, déjà!), mes cours de danse & l’avancement de notre lieu de vie! 

Je bosse chez moi, dans les cafés, les restaurants, parfois dans ma voiture entre 2 cours. Je m’adapte 😉

Ton conseil pour les entrepreneures en herbe?

Accepter d’être débutante et être fière de ne pas être parfaite. 

Quel est ton meilleur souvenir olfactif?

L’odeur de la colle Cléopâtre, ça passe? Mi-colle et mi-frangipane lol. Sinon celle d’un cinnamon roll qui sort du four, mon péché mignon!

Ton parfum favori et pourquoi?

 
Celui de mon huile végétale à la sauge et Ylang Ylang : je me badigeonne le corps en sortant de la douche et l’odeur me reconnecte à ma féminité. Je suis prête pour ma journée ! 
 

Découvrir en plus sur le collectif Meufs Mortelles sur instagram!

 

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MATHILDE ET CLÉMENCE, LES FONDATRICES DE LABEL BOUGIE

PORTRAIT MATHILDE ET CLEMENCE

Derrière la marque Label Bougie se cache Mathilde et Clémence, deux soeurs créatives et passionnées. Une histoire de femmes exigeantes, en quête de sens avec l’envie de toujours mieux vous surprendre!

Quel a été votre parcours avant de relancer Label Bougie?

M: J’ai toujours été une créative dans l’âme et j’ai travaillé pendant 10 ans en tant que styliste dans le prêt-à-porter femme. 

C: De mon côté, j’ai une formation de commerce international avec une sensibilité plutôt marketing et communication. J’ai eu la chance d’évoluer au sein de marques de cosmétiques et de parfums après mes études et j’y ai pris goût  🙂 

Nous venons d’une famille d’entrepreneurs et nous avions toujours eu l’envie de nous lancer dans l’aventure. Quand l’occasion s’est présentée, notre duo était une évidence!

Quel a été votre plus gros challenge pour Label Bougie?

M: Réussir à trouver un équilibre entre mes vies d’entrepreneure, Maman et femme. 

C: Je trouve que le plus gros challenge a été de trouver les meilleurs fournisseurs afin de proposer une qualité irréprochable, le tout avec une fabrication française. En effet, le défi était de taille et nous sommes parvenues à former une super équipe qui nous permet de nous développer en étant certaines d’offrir les meilleurs produits à nos clients.

Une journée type chez Label Bougie?

M: Il n’y a pas vraiment de journée type, les actions à mener varient tous les jours, mais on démarre toujours avec un bon café pour faire le point avec Clém 🙂

C: Le capuccino est devenu une religion chez Label Bougie et pas une journée ne démarre sans ce graal! Ensuite, on avance en fonction des priorités et des urgences du jour. Comme nous sommes une petite équipe, nous avons dû apprendre à être polyvalentes!

Votre conseil pour les entrepreneures en herbe?

M: J’ai envie de partager une citation de Stefan Sagmeister : « Présumer, c’est brider ».

C: Je dirais qu’il faut vraiment apprendre à s’organiser et à bien prioriser les tâches pour ne pas se laisser déborder. De mon côté, c’est un vrai challenge au quotidien car j’ai tendance à vouloir tout faire en même temps! 

Quel est votre meilleur souvenir olfactif?

M: L’odeur d’un gâteau en train de cuire dans le four, gourmandise et partage au rendez-vous!

C: Et bien aussi asphyxiant soit ce souvenir, je dirais l’odeur de ma mère qui s’aspergeait de Magie Noire avant chaque sortie le week-end. J’adorais l’effluve que cela laissait derrière elle dans la maison. 

Votre parfum favori et pourquoi?

M: Le parfum Flora Botanica de Balenciaga, un accord audacieux de rose, menthe et vétiver. J’adore!
 
C: Le jardin de Monsieur Li d’Hermès. C’est un parfum frais et gourmand avec des notes de jasmin, de pierres mouillées et de kumquats. J’attends le printemps avec impatience pour le porter à nouveau!

 

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MATHILDE HOUSET RÉINVENTE LES RÈGLES

Mathilde a lancé Smoon Lingerie afin d’accompagner les femmes dans les différentes étapes de leur vie grâce à sa gamme de culottes menstruelles. Lavables en machine et réutilisables, elles sont conçues dans des textiles innovants qui assurent un confort à chaque moment de la journée! Bref, en tant que femmes et avec notre démarche éco-responsable, nous sommes conquises! Nous sommes allées à la rencontre de Mathilde afin d’en savoir plus sur son aventure entrepreunariale.

Quel a été ton parcours avant de lancer Smoon?

Je suis diplomée de l’ESCP et j’ai intégré Guerlain en marketing développement à la fin de mes études. J’ai notamment travaillé sur Shalimar, Habit Rouge et La Petite Robe Noire. 

Comment t’est venue cette idée?

L’idée de créer une marque de lingerie innovante m’est venue au moment de la naissance de ma fille il y a 2 ans maintenant. Pertes, fuites de lait et autres réjouissances, c’est un moment qui n’est pas facile dans la vie d’une femme. J’ai eu une prise de conscience : nous sommes super équipées en vêtements techniques pour faire face à toutes les situations mais en ce qui concerne les règles ou la grossesse notamment nous ne sommes pas aidées par l’innovation. Le secteur des protections hygiéniques féminines n’a pas connu d’innovation majeure depuis les années 1930!

C’est ce constat alarmant qui m’a poussée à franchir le pas de l’entrepreneuriat. Notre première innovation est une alternative aux protections hygiéniques traditionnelles : une culotte de règles lavable qui allie performance et confort pour permettre aux femmes d’être libres de leurs mouvements et sûres d’elles, même en période de règles.

Une journée type chez Smoon?

Nous sommes encore une petite équipe donc je n’ai pas de journée type, je jongle entre les différents sujets en fonction des urgences!

Ton conseil pour les entrepreneures en herbe?

Si vous avez une idée et que vous souhaitez vous lancer, surtout parlez-en autour de vous. C’est souvent un travers quand on veut lancer sa boîte, on a peur de se faire « voler » son concept. Mais au contraire, c’est important de confronter ses idées et avoir des premiers feedback qui vous aideront ensuite à affiner votre projet. 

Quel est ton meilleur souvenir olfactif?

L’odeur sucrée des ajoncs dès le printemps sur le chemin de la plage à l’île d’Yeu. C’est le signal des vacances 🙂 

Ton parfum favori et pourquoi?

Un Dimanche à la Campagne de Guerlain, il est à la fois frais et cocooning, c’est un parfum qui m’apaise et me fait du bien 🙂

Retrouvez la gamme proposée par Smoon Lingerie sur leur e-shop.

Sylvette Boutin- Lepers, la reine du style pour tous.

Sylvette est responsable des partenariats créateurs Prêt à porter et image au sein de La Redoute. C’est elle qui oeuvre auprès de créateurs et de marques de renom afin de proposer de nouvelles collabs chaque saison à des tarifs abordables. Sylvette a le don de dénicher la nouvelle tendance avant l’heure et l’a prouvé en faisant appel à des talents comme Jacquemus, Anthony Vaccarello ou Amélie Pichard avant leur retentissant succès. Cette quête du style n’est pas un simple métier mais une passion.

Quel a été ton parcours avant de rejoindre La Redoute?

Une première expérience à La Redoute qui m’a donné envie de mieux connaitre cette institution si particulière mais si attachante

une aventure qui dure depuis plusieurs décennies.

J’y ai occupé des postes différents : chef de produits, attachée de presse puis j’ai ensuite dirigé le département  presse. Ensuite j’ai dirigé l’équipe style pour me consacrer aujourd’hui à plein temps aux partenariats avec les créateurs.

Quel a été ton plus gros challenge au sein de La Redoute?

Offrir une visibilité à la jeune création émergente en leur permettant d’éditer des capsule avec La Redoute.

Une journée type chez La Redoute?

Je n’aime pas les journées type, je voyage beaucoup, je fuis les réunions stériles.

J’ai besoin de bouger, de rencontrer des créatifs, j’aime leur contact, ils me nourrissent.

Ma vie se situe beaucoup à l’extérieur de La Redoute.

Ton conseil pour les entrepreneures en herbe?

Croyez en vous, n’écoutez pas les frileux, vous pouvez dire oui mais sachez surtout dire non.

N’allez pas là où vous ne le sentez pas, fuyez ceux qui ne rêvent pas.

Quel est ton meilleur souvenir olfactif?

La poudre Caron que mettait ma mère.

Ton parfum favori et pourquoi?

Un parfum Guerlain qui me suit depuis mes 18 ans mais je n’en dirais pas plus.

Un parfum c’est tellement personnel.

Rendez-vous sur le site de La Redoute pour découvrir leurs dernières collections capsules.

Justine Legname, dealeuse de bien-être.

Justine a créé Yog’in et Yog’in Mama, elle propose des cours de yoga  aux professionnels et aux particuliers dans la région Lilloise. Découvrez le portrait atypique et joyeux de cette dealeuse de bien être!

Quel a été ton parcours avant de lancer YoginLille?

J’ai eu une première (très) courte vie de juriste, après un Master 1 en Droit des Affaires, une année à Londres et un Master 2 en Droit du Sport (que j’ai adoré). 
Puis, j’exerce deux mois en tant que juriste/couteau suisse/touche-à-tout dans l’évènementiel sportif en sachant que depuis quelques mois déjà que j’allais créer Yog’in. 
Alors après ces deux mois, je pars en Inde je pars faire un Yoga Teacher Training. 
 

Comment t’est venue cette idée?

 
Pendant mon année de césure à Londres, j’ai été impressionnée par la dimension « bien-être »; « mieux-être » des salariés au sein même de leur entreprise. 
Puis, je suis revenue à Lille, j’ai eu l’impression que tout le monde, dès le lundi 8h, attendait le vendredi 18h alors je me suis dis qu’il y avait quelque chose à faire. 
Je n’avais pas envie de me coller une étiquette «prof de yoga» ou «créatrice d’évènements» alors je choisis tout simplement le terme «Dealeuse de bien-être» pour les entreprises d’abord, puis pour les particuliers. 
Et comme j’ai toujours besoin de faire évoluer mon concept, cette année, il va prendre un tournant en se spécialisant en périnatalité suite à de nouvelles formations. 

 

Une journée type chez Yog’in Lille ? 

 
Il n’y a pas réellement de journée type parce que la routine m’angoisse. 
Mais en majorité, elle commence tôt, je donne mon premier cours à 7h30 puis j’enchaîne les cours. 
Entre temps, je bosse sur mon nouveau concept lié à la périnatalité et je brainstorme énormément avec ma team de copines #Girlboss autour d’un petit-déj, d’un déjeuner, d’un cours de sport ou d’un groupe WhatsApp. 
C’est hyper important pour moi d’être entourée d’une team de super nanas. Les journées sont très souvent à 2000 à l’heure où j’ai rarement le temps de me poser. 
Mais ça c’était avant! En ce moment, je suis en congé maternité et les journées sont bien plus douces même si mon cerveau bouillonne toujours d’idées bonnes (et mauvaises) que je veux mettre en place bien trop vite. 
 

Ton conseil pour les entrepreneurs en herbe? 

 
Mon mantra est « take the risk or loose the chance », la vie est courte, on n’a pas le temps de se poser 1000 questions avant de se lancer. 
Au pire, ça ne fonctionne pas, et alors ? Ton ego en prendra un coup cinq minutes mais pour moi il n’y a pas d’échec, j’ai tenté pas mal de choses qui n’ont pas forcément fonctionné et ça m’a permis d’avancer et d’aller encore plus loin. 
 

Quel est ton meilleur souvenir olfactif? 

 
L’odeur de la pate à pizza de ma grand-mère sicilienne, quand j’étais petite je n’avais même pas besoin de passer la porte d’entrée que je sentais déjà l’odeur devant la maison. 

 

Ton parfum favori et pourquoi? 

 

À l’instant même, dans mon dernier trimestre de grossesse, j’ai envie de répondre que c’est le souvenir de l’odeur d’un bon verre de vin de rouge pour tous les moments de partage et de rire auquel il me renvoie.

Retrouvez l’actualité de Justine et de Yog’in sur son compte instagram @yogin.lille

Nadège et Laura, les créatrices de Confiture Parisienne

portrait Nadège et Laura

 

La Confiture parisienne est née de la rencontre de Laura, une passionnée de goûts nouveaux et fondatrice d’un restaurant berlinois. Puis de Nadège, une passionnée de céramique et d’histoire culinaire.

De cette rencontre autour d’un goûter nait l’idée de créer une confiture exceptionnelle avec un emballage aussi beau que son contenant serait bon.

Quel a été votre parcours avant de lancer Confiture Parisienne?

Laura est née dans le milieu de la restauration, avec un père auvergnat qui a eu plusieurs restaurants à Paris. Elle possède aujourd’hui son propre restaurant à Berlin.

De mon côté, j’ai passé 15 ans à travailler en agence de publicité avant de lancer notre affaire de fabrique de confiture haut de gamme.

Comment vous est venue cette idée?

Notre société est née place des Vosges en emmenant nos filles respectives à l’école. Amoureuses toutes les deux de la bonne bouffe, nous nous sommes tout de suite bien entendues ( la bouffe, ça rassemble!). Nous avons constaté qu’il y avait de la place pour une confiture qui ne renoncerait à rien: ni aux recettes et à ses ingrédients, ni à son esthétique. C’est comme ça que le projet est né: faire du bon dans du beau.

Une journée type chez Confiture Parisienne?

Il n’y a pas vraiment de journée type car les sujets sont à chaque fois très différents dans une société. Mais si on devait raconter une journée chez nous, elle ressemblerait un peu à ça: elle commende à 9h autour d’un thé ou d’un café. On fait le point avec chaque département de notre entreprise et leurs « piliers » comme on aime les appeler. Sans eux, nous ne sommes rien!

Logistique, production, commercial, boutique…les sujets et les métiers sont variés. Et bien sûr, on oublie pas de goûter les nouveautés qui vont sortir, les produits d’autres marques, une nouvelle épice…goûter, goûter, goûter, c’est vraiment ce qu’on préfère!

Ensuite avec Laura, nous gérons les urgences du jour suite aux points du matin pour ensuite nous consacrer sur les prochaines collaborations à venir.

 

Votre conseil pour les entrepreneurs en herbe?

La réussite d’une entreprise tient à plusieurs choses. Nous concernant, c’est tout d’abord une réussite « humaine » dans le sens où nous nous sommes trouvées Laura et moi. Nous entretenons une relation équilibrée, sincère et complice. Nous avons ensuite su nous entourer d’une équipe de personnes talentueuses pour développer notre entreprise. Enfin, je pense que la réussite d’une entreprise, c’est la persévérance avec une bonne dose de chance: être là au bon endroit au bon moment.

Quel est votre meilleur souvenir olfactif?

Notre pâte à tartiner chocolat & framboise…il faut venir nous voir le jour de la production pour le croire, haha!

Votre parfum favori et pourquoi?

Pour Laura, c’est la tartine café (pâte à tartiner au café). Elle cache les pots pour ne pas tous les manger! Elle adore le croustillant du café sous la dent.

Pour moi, c’est la mirabelle de Lorraine au pistil de safran. Tout simplement parce qu’elle n’est produite qu’en petite quantité (c’est très long de dénoyauter des mirabelles ;). Je n’arrive pas à m’en lasser. À peine produite, on a déjà quasiment tout vendu, il faut alors attendre l’année d’après.

Retrouvez l’univers de Confiture Parisienne et toutes leurs délicieuses recettes sur leur site: www.confiture-parisienne.com et dans leur salon de thé situé au 17 avenue Daumesnil, 75012 Paris.

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